Les condamnés génocidaires ont dans certains cas dû verser des indemnisations
Les viols
Le nombre de viols commis durant le génocide se situe entre 250.000 et 500.000 selon l'ONU. Près de 70% des victimes de violences sexuelles ont contracté le sida ou autre maladie sexuellement transmissible. En 2004, on dénombre plus de 2000 cas d'agressions sexuelles, dont 80% commises sur des mineures.
Ces rwandaises ne bénéficient d'aucune indemnisation, assistance médicale ou aide psychologique. Les accusés de viols appartiennent à la première catégorie et risquent la prison à perpétuité.
Seulement, peu de femmes osent déclarer un viol soit par honte, soit par crainte de réprésailles, car le dispositif de défense des victimes est très faible. De plus, dans le cas des gacacas, la victime doit témoigner oralement ou on lit son témoignage écrit devant minimum 100 personnes! Si elle décide de le faire à huis clos, il reste encore l'accusé et 19 juges. Pas étonnant que ces femmes traumatisées n'aient pas envie de revivre ces horribles souvenirs devant 20 personnes, membres de leur communauté...
Et, lorsqu'elles osent dénoncer leurs agresseurs, ceux-ci croupissent en prison en attendant leur jugement.
"A la fin du gnocide, le personnel judiciaire rwandais ne comptait plus que vingt personnes responsables des enqutes criminelles et il ne restait que dix-neuf avocats.[37] Les 448 juges affects dans les tribunaux nationaux en 1997 taient mal forms et reprsentaient environ la moiti du nombre de juges en poste avant le gnocide."
2ème catégorie: pas actes criminels mais "meurtriers de grand renom!
Depuis 2001, des gacacas pilotes ont été créés mais"Le système gacaca a été lancé officiellement en 2005 dans le but de collecter des renseignements sur les crimes commis entre le 1er octobre 1990 et le 31 décembre 1994. Le Service national des jurisdictions gacaca a indiqué que plus de 760 000 personnes risquaient d'être poursuivies (soit un quart de la population adulte) et que les procédures devraient être achevées pour 2007"
http://www.amnestyinternational.be/doc/article7874.html
"Depuis juin 2004, les prisons rwandaises et les cachots communaux abritent quelque 83.800 personnes. Environ 77.000 d'entre elles sont inculpes de gnocide."
2005: plus de 80.000 détenus
http://www.hrw.org/fr/node/11977/section/5